Espagne

Daniel
Canogar

Biographie

Né en 1964 à Madrid où il vit et travaille, Daniel Canogar mène sa carrière entre l’Espagne et les Etats-Unis. Au bénéfice d’une double formation, en communication visuelle (Madrid, Universidad Complutense, 1987) et en photographie (New York University / International Center of Photography, 1990), il expose régulièrement des deux côtés de l’Océan Atlantique depuis le milieu des années 1980. Distingué par plusieurs prix – dont les plus récents sont le Photograph Prize, Premios de Cultura 2010 Comunidad de Madrid et le Photograph Prize, Premios Villa de Madrid 2009 Madrid City Hall – et de résidences d’artistes (en Italie, en Californie, au Canada, en Hongrie), il intervient très régulièrement dans des écoles d’art.

À côté de nombreuses expositions à travers le monde, certains de ses travaux sont installés dans l’espace public, tels que Fluctuations à Madrid (Sala Alcalá 31) ou Storming Times Square, présenté sur 47 panneaux de LED à Times Square à New York.

L'artiste et son œuvre

Tourné d’abord vers la photographie, Daniel Canogar s’est rapidement intéressé à l’image en mouvement et à sa dimension installative. Fasciné par l’optique et les inventions techniques telles que la lanterne magique, les panoramas ou les zootropes - se fondant sur la persistance rétinienne pour créer des images animées -, il crée ses propres dispositifs pour diffuser ses animations. À la fin des années 1990, il invente par exemple un système de projections multiples avec de la fibre optique ; plus récemment, il a travaillé avec des panneaux LED qui offrent davantage de souplesse pour intervenir dans le domaine public. Ce qui lui a permis de déployer, par exemple, une installation vidéo sur un ruban gigantesque au plafond de l’aéroport international de Tampa (2016). 

Parallèlement à ces inventions en phase avec la haute technologie, il récupère des supports techniques pour la vidéo devenus aujourd’hui obsolètes pour y diffuser ses films, leur conférant de cette manière une dimension physique plus importante. Sous des airs abstraits, Xylem traduit visuellement en temps réel le flux de près de 400 données d’indices financiers du monde entier. Toutes les dix secondes, à la manière d’une cascade d’eau, l’animation monte ou descend selon la hausse ou la baisse du cours. Rien n’est laissé au hasard : les couleurs se réfèrent à celles que l’on trouve dans les différentes monnaies du monde et le titre évoque la vascularité des plantes. Une manière d’insister sur l’énergie qui se dégage du monde financier, bien plus présent et influent sur notre quotidien que nous ne nous l’imaginons.

Les œuvres

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Collection of contemporary art